L'Hiver pointe le bout de son nez et gèle le mien. Les soucis du déménagement aussi, quand? où? comment? peut-être que ce trop plein de questions me tracassent... En janvier mon contrat commence, 45jrs de période d'essais donc peut-être déménagement février-mars, ce qui chamboule tout mes et nos projets. Et pourtant tellement envie de ça, cet appart', ce petit chez moi... Alors voilà en attendant, retour chez mes parents pour un bon petit mois pour re-remplir mon compte en banque en remplaçant mon père qui est a l'hôpital. Et pourtant, malgré tout ces mouvements affectifs et professionnel si j'ose dire, j'ai du mal a dire que je vis...certe je respire, mon sang fait des aller retour dans mes veines, mais voilà rien ne se passe pas une seule étincelles capablent de briller intensement, mais voilà je suis heureuse autant que je peux l'être, j'ai le boulot que je veux et le (futur) collocataire que je veux. Mais bon mon désert affectif s'aggrandit de jour en jour 800km me sépare de "mes amis" et de ma famille. Cependant des progrès on était fait, on s'entend mieux finallement on est bien tout les deux même si je reste une fille (^^), 6kg de perdu (ce qui est rien en réalité vu le nombre dont je dois me débarrasser), je suis d'un peu plus bonne humeur, je souris, rigole mais pourtant rien ne dure l'envie, la motivation disparaît. La fatigue s'accumule ce qui me vaut pleins de "problème" une vilaine brulure au poignet genre emo suicidaire... et le fameux malaise à Disneyland Resort Paris. Mon coeur et mon corps sont épuisés. Les seules musiques qui me sont douces a l'oreille sont celles qui me font d'ordinaire pleurer. Une ptite lumière c'était pourtant allumé il y a peu... l'espoir d'un nouvel amour, quelqu'un qui fasse encore battre mon coeur, mais tout s'écroule, "ami" perpétuellement je reste la bonne copine, la fameuse fille qui sort des blagues qui font rire tout le monde mais jamais des mots qui font battre des coeurs. Et en bonne masochiste que je suis, je me suis promis de le revoir, de faire souffrir mon coeur encore un petit peu, un petit peu, un petit peu, peut-être que au bout d'un moment il me lachera et ne me fera plus souffrir. Mais voilà mon coeur n'est toujours pas prêt a aimer a nouveau, toujours pas prêt a s'ouvrir aux autres et a un autre, enfin il faudrait déjà qu'on me le rende pour que je puisse a nouveau l'offrir. Je suis quand même contente, un moment depuis ma derniere crise, la derniere fois Miji m'a serré très fort pour me faire cesser de respirer pour me montrer qu'il faut que je vive, il a serré fort par accoups en criant "arrete!! ca suffit écoute moi" je ne voulais pas entendre, il hurlait dans mes oreilles tout ce que je ne voulais pas entendre, tout ce que je ne voulais pas voir. Il m'a tellement fait pleurer, si fort et pourtant il est resté là contre moi a attendre que je me calme, que tout aille mieux... J'ai le coeur trop sensible pour aimer... j'en ai tellement besoin. J'aimerais tant voir le sang coulé le long de mes joues, sentir la douleur me prouver que j'existe que je vis, sentir la douleur me bruler les yeux et la peau. Et tout ce sang si froid et si chaud, souiller mon visage...J'ai besoin d'exister!